#vincent cassel Tumblr posts

  • “Well, it looks like it shall have to be me after all.”

    #joan of arc #the messenger#vincent cassel #gilles de rais
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  • Vincent Cassel as Gilles de Rais in “The Messenger: The Story of Joan of Arc” appreciation post: who wants to be king?


    Charles VII: Now let us see. Which of you can possibly pass as the king of France?

    Charles VII: Gilles de Rais. Marshal of France. Formidable to men, faschinating to women. Feared by all. You would be perfect to sit on my throne. So perfect that you might like it too much and therefore disturb my fragile peace of mind.


    JUST LOOK AT HIS LITTLE SMIRK. AND HIS HAIR.

    #joan of arc #the messenger#vincent cassel #gilles de rais
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  • “We are going to play a little game. Now, let us pretend that my throne is empty. Just pretend. Who wants to be king?”

    #the messenger #joan of arc #vincent cassel #gilles de rais
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    LaRoche is fatally stabbed in the stomach with a shank by Charles Schine during a confrontation in the prison laundry room, causing him to gasp in pain and slump to the floor.

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    #movie villains#villain deaths#vincent cassel #death by stabbing #death by revenge
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  • Vinsent i Monika

    #vincent cassel#monica bellucci #beauty and the beast
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  • Eastern Promises (2007)

    A Hindsight Review

    Genre: Crime/Drama

    Who’s In It: Viggo Mortensen, Naomi Watts, Vincent Cassel, Armin Mueller-Stahl

    Who Directed It: David Croneberg

    Plot:  A Russian teenager living in London who dies during childbirth leaves clues to a midwife in her journal that could tie her child to a rape involving a violent Russian mob family.

    Running Time: 100 Minutes 

    IMDB Score: 7.6

    Metascore: 82

    Rotten Tomatoes Score: Critics 89%   Audience 83%

    How I Watched It: I saw it the once on DVD, it was a rental.  You can find it on Amazon Prime as of right now, things change but it’s there as I’m writing this.

    Why I Watched It: Mostly for Viggo, was one of my favorite actors at the time, still like him though.  

    Random Thoughts: This was the second of three films that Motensen and Croneberg would do together and all three films are different but touch on some of the same things.

    This was a movie that I wasn’t sure I would want to see cause I really couldn’t figure out what it was really about but the buzz was strong and I should say even though yes it’s very much a Croneberg film it was and is a departure for him.

    What I Liked: First is the cast, all four leads are good to very good.  Watts kind of gets short changed cause she has less to do and she has maybe the only stock character, she reacts more than acts here but he’s good anyway.  Mortensen is really in his element here, I thing History Of Violence has his best performance but he carries the film here.  Easily the best role Cassel has had in English, he is so much more layered than you would have guessed by the beginning of the film.  Have to shout out to Armin Mueller-Stahl, he’s so underrated and for my money such a scary bad guy, scary in the sense he seems to have no soul, he has these dead eyes here and he’s so unnerving.  

    I never knew where this film was going and to be honest I’m still not sure how to describe this film cause it’s not about one thing and it’s not one genre, this is a character study and also a crime drama.  This film has what most people would call twists and yes there’s a couple of them here but in a film like this it doesn’t feel like  a twist for the sake of being clever or to shock these kind of unfold and has we go through this story and see more characters we learn what this film is about, it’s a very complex film.

    I love that they did this film in 100 minutes, if they remade this film today it would be over 2 hours easy,  there’s no fat on this film, everything is plot or character related and all of it is important even the naked sauna fight is very important.  Yes this film has a fight of two naked mean fighting and it’s brutal as is most of the film.  I’ll say it even though it should go without saying Croneberg does a great job here, in almost every regard, the film is cast well shot well and it has a very dark tone.

    What I Didn’t Like: It’s not a feel good film and some of it just feels very unsettling, it’s not for everyone this is not a Hollywood film and it’s a hard R some of it is hard to watch and at times you do feel a distance between you and the characters I think that’s the big reason why Watts’ character is important, she’s the only innocent.

    Final Thoughts: Well made and very well acted, a must watch.  It’s a film that doesn’t get mentioned a lot anymore but it’s very good.

    rating: 8/10

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  • Vincent Cassel

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  • Vincent Cassel by Kat Irlin

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  • Irreversible - a film by Gaspar Noé

    #gaspar noe#irreversible#noe gaspar#film#movie#movie poster#film poster #alternative movie poster #Alternative Film Poster #monica bellucci#vincent cassel#dupontel#cult#aesthetic#peliculas #this movie is so disturbing lmfao but i really enjoyed making this #horror#terror
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  • Nous sommes fin aout 2020, voilà six mois que la dernière retraite a eu lieu avec Taita Jaime Queta. J’attendais impatiemment qu’une nouvelle retraite se produise car si je venais auparavant guidé par une sorte d’attraction irrésistible et par curiosité, j’avais cette fois une bonne raison de m’y rendre, enfin une raison précise en tout cas. Mais il me faut revenir six mois an arrière pour mieux expliquer comment cette pensée m’est apparue.

    Lorsque je quittais Valencia tout début mars 2020 à la fin de la retraite précédente, je découvris les jours suivant mon retour chez moi à Cannes que j’étais malade. J’avais de la fièvre, mal à la gorge et je me sentais comme si j’étais passé sous un bus. Je ne sais pas si j’ai attrapé la Covid-19 parce qu’il n’y avait pas encore de test disponible à ce moment-là. De plus on connaissait encore mal l’ensemble des symptômes. Dans le doute, j’ai donc choisi de rester chez moi le plus possible en attendant que ça passe pour ne pas contaminer les personnes autour de moi, d’autant que je ne me sentais pas en état d’urgence vitale. Ce qui signifie que je suis resté confiné à compter du 2 mars, soit 15 jours de plus que le confinement obligatoire.

    Lorsque que le confinement a été annoncé pour le 17 mars, j’ai ressenti une peur intense car je vis seul à Cannes avec mon chat. Cela faisait 15 jours que j’étais déjà confiné, je n’étais plus malade et je me suis demandé si je parviendrai à demeurer seul pour, ce que je pressentais alors, une période qui s’annonçait longue. J’ai donc été confiné tout seul chez moi du 2 mars au 11 mai. J’ai tout de suite eu l’immense intuition que c’était une occasion unique d’observer mon esprit par la méditation. J’avais entamé un cycle de méditation de pleine conscience (MBSR) fin janvier et il restait deux séances que nous avons terminé en ligne réunis sur l’application Zoom pendant le début du confinement.

    Je n’ai pas pris mon temps pour commencer, il vibrait en moi qu’il me fallait m’y mettre tout de suite. La sensation qu’une telle occasion ne se représenterait peut-être pas de sitôt : une retraite spirituelle imposée, aucune excuse pour s’en extraire.

    Donc, devant tout le temps libre qui se présentait à moi, j’ai décidé d’approfondir la méditation, j’ai médité une heure et demie tous les jours. Par chance mon appartement à Cannes est spacieux et cossu pour une personne seule. Qui plus est, je bénéficie d’un extérieur également spacieux avec une vue sur un parc pourvu de grands arbres et de nombreux oiseaux. Les mouettes, pigeons, tourterelles et autres perruches à collier m’ont accompagné durant mes méditations quotidiennes. Une météo particulièrement clémente a également été de mise avec cette expérience de solitude qui fut tout de même éprouvante à la fin. Voici comment les journées se déroulaient : une demi-heure de méditation le matin tout seul, une autre demi-heure le midi tout seul et un rendez-vous quotidien avec le groupe les Méditations du Cœur en direct tous les jours sur Zoom, organisé par Pierre Lançon, mon formateur en méditation. Durant ces méditations quotidiennes, un intervenant ou une intervenante différente animait chaque jour une méditation de son choix. Je les remercie du plus profond de mon cœur de m’avoir accompagné dans ce voyage solitaire à la suite duquel j’ai pris conscience de l’importance d’être entouré de personnes que l’on aime.

    Je remercie également Isabelle Pichot-Duclot qui m’a également accompagné dans des méditations en ligne le mercredi soir.

    Bien sûr, une demi-heure assis peut paraître peu pour un méditant aguerri. Mais s’il m’est facile de rester assis aujourd’hui, je dois préciser que j’ai été diagnostiqué TDA-H (Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité), et que je présentais l’agitation typique des personnes atteintes par ce mal contemporain. Rester assis en classe durant mon enfance et mon adolescence relevait de la torture pure et simple. Mes débuts en méditation ont donc été compliqués pour le moins. Parfois, il m’était impossible de rester assis plus de 10 minutes tellement mon agitation intérieure battait son plein. J’acceptais humblement cette limite en me disant que je ferai mieux durant la méditation suivante. Je pense que c’est le secret de la méditation : la régularité, mais aussi la détermination et la bienveillance. Si on ne peut pas faire ce qu’on a décidé auparavant, on se laisse tranquille et on fera mieux le lendemain.

    Je suis donc devenu du mieux que je le pouvais un métronome méditatif, y revenant encore et encore. La magie finit par opérer, les douleurs dorsales du début passant, la juste posture a fini par me trouver et j’ai commencé à y trouver du plaisir. À tel point que je ne peux plus m’en passer aujourd’hui.

    Vers la fin du confinement, un inconfort intérieur, un trouble profond commençait à apparaître. Je commençais à réaliser que le confinement allait prendre fin et que cette situation surréaliste n’était finalement pas pour me déplaire. Je pensais clairement que la fin du confinement et de cette routine confortable était la raison principale de cet inconfort. Même si j’ai un peu travaillé, (mon métier consiste à vendre des objets vintage et design sur un site dédié, uniquement sur internet), mon activité est devenue très faible à partir de février 2020 et j’ai été relativement déconnecté de la réalité dans cette situation.

    A force de méditation et d’observation, le trouble s’est clarifié peu à peu. J’ai commencé à ressentir de la peur et de la colère, une immense colère à l’encontre de mon père absent (qui vivait pourtant près de moi) et qui ne s’est jamais réellement intéressé à moi. A compter du moment où mes parents ont divorcé lorsque j’avais six ans, mon frère et moi n’avons eu que très peu d’importance à ses yeux pour ne pas dire aucune. En tout cas si tel était le cas, il ne l’a jamais vraiment manifesté. La peur de l’enfant à l’égard de ce père qui criait tout le temps et que je sentais menaçant à mon égard lorsque j’étais petit enfant (j’ai souvenir qu’il me terrifiait) a été difficile à regarder en face les yeux dans les yeux. Les émotions pour les petits enfants sont des montagnes infranchissables, et je ressentais encore cet Everest en moi en tant qu’adulte.

    Grâce à l’apparition du jaguar noir durant la retraite d’Ayahuasca précédente (cf. post précédent du 8 mars 2020), j’ai trouvé la force de descendre plus profond en moi pour observer ce qui se passait et j’ai pu confirmer et identifier clairement cette colère. Je dois préciser que ma relation avec mon père en tant qu’adulte est bonne, il s’agit d’une colère profonde, une colère ancienne dont je pris conscience. Une émotion encombrante dans ma vie.

    Maintenant que je comprenais d’où provenait mon trouble et mon agitation, je ne voyais cependant pas comment m’en défaire. Je pris rendez-vous avec la médecin psychiatre et psychothérapeute qui me suit afin d’en savoir plus. Elle me conseilla de faire des méditations d’amour bienveillant pendant une année afin de travailler en profondeur et d’illuminer ce sentiment ancré si profondément en moi. Je les réalise encore aujourd’hui et c’est clairement un baume que j’applique sur mon cœur. Mais je ne voyais pas comment cela pouvait résoudre profondément mon trouble. Je ressentais un besoin pressant d’une nouvelle cérémonie d’Ayahuasca pour purger cette ancienne empreinte bien trop encombrante.

    Plusieurs occasions se présentèrent en Espagne mais tombèrent à l’eau les unes après les autres pour cause de Covid-19, les interdits et les confinements s’enchainaient. Je passai donc l’été à pratiquer le yoga ashtanga, mais mon épaule droite était douloureuse et je dus pratiquer avec parcimonie. La sortie de confinement avait été vraiment difficile, je ressentais le besoin de voir du monde tout le temps, souvent. Je sortais, je buvais et me laissais aller à profiter de l’été tel qu’il se présentait sans trop juger. Je tâchais malgré tout d’être raisonnable et de ne pas trop polluer mon corps malgré cet appel à une vie sociale ludique.

    Le 24 août 2020 à Cannes, je reçois un message dans lequel on m’informe d’une retraite de 5 jours du 8 au 13 septembre 2020 à Malaga en Espagne avec Guillermo Arevalo. Il ne me faut pas longtemps pour me décider, j’attendais de rencontrer ce chaman depuis près de 15 ans. Depuis que j’avais vu pour la première fois le documentaire D’Autres Mondes qui m’avait profondément bouleversé et dont voici la version intégrale.

    Guillermo, que l’on appelle aussi Kestenbetsa, est un chaman du peuple Shipibo Conibo. Un peuple originaire de la jungle amazonienne péruvienne. Il est très connu car Jan Kounen, un réalisateur talentueux pour le moins (pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore), a permis au monde de connaître Guillermo à travers le documentaire D’Autres Mondes sur L’Ayahuasca et sur la culture Shipibo Conibo. Il a également réalisé le western Blueberry avec Vincent Cassel et dans lequel Guillermo joue le rôle du Chaman amérindien d’Amérique du Nord (puisqu’il s’agit d’un western).

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    C’était une chance inespérée de rencontrer cet immense guérisseur. Ce n’était pas si loin et bien que ce n’était pas dans mes plans de partir en dernière minute en retraite d’Ayahuasca, cela s’imposait à moi avec force.

    Me voici donc en train d’atterrir à Malaga le 8 septembre à 16 heures. Je suis hyper stressé. J’ai dû beaucoup travailler sur une période de temps très courte pour pouvoir partir sereinement. Mais serein, je ne le suis pas. On m’explique que la première cérémonie aura lieu le soir-même, je ne le sens pas vraiment, j’aurai préféré avoir un jour calme auparavant mais c’est comme ça. On me présente au groupe, je suis le seul français, tous les autres sont russes. 4 hommes et 17 femmes. Je dors dans la même chambre que deux autres hommes. Sacha, la trentaine, dort sur un lit de camp, et Denis avec qui je partage le lit. Denis a mon âge, 43 ans. On m’explique qu’il est chaman en Russie. C’est un grand gaillard souriant, tatoué et très musclé, sa tête rasée et il arbore une longue barbe fauve.

    Le cadre de la maison est vraiment magique, une villa au sommet d’une colline, dans les montagnes derrière Malaga. Très peu de bruit, beaucoup de soleil, un soupçon de vent, il y fait très doux et on vit au milieu de rapaces, des guêpes et de nombreuses abeilles xylocopes. (C’est une abeille noire aux ailes bleues que l’on confond souvent avec un frelon ou un bourdon. Solitaire, elle nidifie dans le bois et est particulièrement belle.)

    Guillermo apparait accompagné de Teresa, une femme brune aux traits secs qui semble être son assistante. Guillermo nous salue individuellement avec simplicité. Chacun d’entre nous, un par un, avec un traducteur si besoin (je ne parle que l’anglais et le français et Guillermo ne parle qu’espagnol), nous exposons la raison pour laquelle nous sommes venus. Lorsque vient mon tour, j’explique ce que vous avez lu plus avant : je ressens gronder en moi une immense colère à l’encontre de mon père et je sens qu’elle est paralysante dans ma vie. Je précise que cette colère est une colère d’enfant, que la relation d’adulte que j’entretiens avec mon père est bonne bien que nous n’ayons que peu de contacts.

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    Je n’ai rien mangé depuis midi, je me sens toujours très stressé, plutôt remuant. Les places nous sont assignées dans la pièce dans laquelle la magie va se dévoiler à nous. Nous entrons et nous installons à l’endroit que Guillermo nous a désigné.

    Chacun notre tour nous buvons une gorgée dans un gobelet en carton jetable, Covid-19 oblige. En principe, tout le monde boit dans le même verre par principe de communion. Ce verre unique est d’ailleurs tout de même présent pour la symbolique, il sert à remplir chaque gobelet. Lorsque le dernier verre est servi, nous patientons dans la pénombre et conservons notre gobelet. Une demi-heure passe, je tente de conserver mon calme.

    Guillermo entame les premiers sons qui ressemblent à ceux d’un serpent, comme s’il convoquait les esprits. Rien ne se passe, le mal-être en moi est toujours présent et va grandir encore et encore. Après un moment, je décide de prendre une deuxième salve d’Ayahuasca, puis une troisième plus tard. Le goût est infect ce soir, amer et écœurant, je me sens très mal, je passe un sale quart d’heure. J’ai très peu de visions, et elles sont plutôt sombres, des serpents verts foncé ou noirs qui s’entrelacent encore et encore. Ce qui n’arrange rien à la situation, j’entends certaines des femmes revivre à haute voix des expériences passées fort déplaisantes, du genre de celles qu’on n’oublie pas si facilement. L’ambiance est pesante. La nausée vient tout à coup et me prend en tenaille, je n’ai pas le choix, je vomis avec force. La sensation est puissante, vraiment désagréable, presque douloureuse. Je sens un nœud se former tel un vortex de chair au milieu de mon épaule droite, une épaule qui est douloureuse depuis assez longtemps. J’implore que ça cesse car c’est bien plus que je ne puis supporter, et ça se calme. Ce n’était pas assez mais trop pour ce soir.

    Je me déshabille complètement et je trouve un semblant de paix mais le mal-être demeure encore. Je ne sais pas pourquoi mais j’utilise mes deux mains pour masser l’aura du jeune homme à ma droite et de la jeune femme à ma gauche. Mes mains à plat glissent le long d’un voile imaginaire sans que j’ai à y réfléchir, j’ai la sensation de les réparer.

    Je produis le son du vent avec ma bouche et le vol du faucon ou de l’aigle qui était si délicieux la fois précédente vient un peu, seulement le mal-être persiste. La nuit se termine et je décide de rester dormir à ma place pour profiter de la magie du lieu et du moment. Je sens encore l’énergie qui demeure encore légèrement dans la pièce.

    Le lendemain matin, je me réveille et croise Denis, le chaman russe qui me demande si mon animal totem est la chouette. C’est compréhensible, le bruit du vent que ma bouche produit ressemble à un ululement et associé aux mouvements de mes bras, on pourrait pense à un rapace nocturne. Je lui réponds que je ne pense pas car je perçois un ciel bleu dès lors que je « vole ». J’ajoute que mon animal principal est le jaguar, et qu’il le verra peut-être se manifester le deuxième soir. Il me montre ses omoplates tatouées de l’aigle à droite et du tigre à gauche. Le tigre lui va très bien vu sa corpulence. Nous avons le même âge, et des totems similaires. Denis est un jumeau symbolique.

    Il commence à échauffer son corps au soleil et entame des exercices très physiques, pompes puissantes etc. Je décide de suivre son exemple et de me nourrir de sa discipline. J’entame ma pratique de yoga ashtanga. Il est la force brute, je suis la souplesse, le roc et le vent ensemble, côte à côte.

    Après le déjeuner de midi, Guillermo apparaît accompagné de Teresa pour discuter avec nous de notre expérience. Lorsque vient mon tour je raconte que j’ai passé un très sale quart d’heure, que je me sens encore mal. Il me confirme avec sérénité que cela fait partie du processus. J’accepte l’explication sans en demander plus. Il nous dit à la fin du tour de table qu’il pense avoir la chanson pour guérir chacun d’entre nous.

    La journée se déroule dans la douceur du climat du sud de l’Espagne jusqu’au soir de la seconde cérémonie. Guillermo, qui a changé de place par rapport à la veille, nous convoque à nouveau un par un afin de savoir ce que nous attendons. Je demande pourquoi je suis visité par des esprits animaux, le vent ou un rapace comme la veille (je ne parle pas du jaguar qui ne s’est pas encore montré) et Guillermo me répond qu’il n’y a pas d’esprits, que c’est mon imagination. Il me précise que s’il y avait un esprit, je ne serai plus moi-même, je serai possédé. Je réponds que je comprends, mais je ne comprends pas. Qu’est-ce que cela signifie alors ? Qu’est-ce qu’il m’arrive lorsque je me transforme ? Guillermo, qui reste stoïque, voit mon incrédulité lorsque je tente de mimer le vol d’un aigle ou d’un faucon à nouveau. Néanmoins il ne me donne pas plus d’explication. Je suis un peu décontenancé car Taita Jaime avait dit que j’avais capturé l’esprit d’un tigre, je suis surpris de ce contrepied. Je n’étais pas préparé à cet entretien, Taita avait dit que j’avais été le maillon entre le groupe et les esprits durant la précédente retraite. Qui plus est, ce qui n’arrange rien, je parle français à une jeune femme qui traduit en russe à une autre femme russe laquelle traduit en Espagnol, pas simple.

    Enfin Bref.

    Il me demande ce que je souhaite aujourd’hui. Je réponds que je souhaiterai changer d’activité, de trouver une activité avec laquelle je sois plus en phase. Si mon activité a su me procurer beaucoup de joie, je sens que c’est le moment de passer à autre chose. Nous revenons ensuite tous dans la maloca afin de boire le premier verre d’Ayahuasca. Ce soir, Guillermo est juste en face de moi. Je le vois allumer sa pipe emplie de tabacs sacrés mapacho et souffler la fumée dans le flacon qui contient l’Ayahuasca. J’ai l’impression qu’il n’avale pas la fumée. Elle reste dans sa bouche.

    Je bois mais je me sens encore mal, le goût est encore désagréable.

    Une heure passe, Guillermo commence à lancer des « kss » sonores comme la veille. Puis il se déplace vers la première personne et commence à chanter pour elle. Je serai avant-dernier. Je suis nauséeux et noué mais pas au point de vomir. C’est enfin mon tour, je m’agenouille devant Guillermo qui entame le chant qu’il a prévu pour moi. Dès que la première note sort de sa bouche, je suis pris d’un spasme, je commence à vomir. C’est beaucoup moins désagréable que la veille. Je vomis encore et encore et puis cela passe. Je reste agenouillé attendant la fin du chant. Puis je remercie chaleureusement Guillermo en effleurant ses pieds, je sens que le poids en moi a disparu. Place à la joie. Je souffle encore le vent. Je souffle encore et encore.

    Tout à coup je sens sa présence. Le jaguar noir en moi va sortir, je me déshabille entièrement et je me mets à quatre pattes. Je commence à grogner, je sens à nouveau cette présence forte et souple. Je ne porte pas mes lunettes, je ne vois pas autour de moi, j’adore la sensation animale sauvage qui s’empare de moi, comme l’éveil d’une partie de moi-même. Les grognements sont terriblement sourds, puissants. Je les ai enregistrés le matin suivant. C’est quelque chose de délicieux de sentir cette force qui coule dans mes veines. Le reste de la nuit se passe dans la joie, les chants et une certaine légèreté très agréable dans la maloca. Denis chante, lorsqu’il termine, j’imite le vent avec ma bouche. Il souffle la fumée de ses tabacs sacrés sur moi, je les aspire avec délice. Il s’assied face à moi, je suis nu en lotus face à lui, je vois son troisième œil qui scintille alors qu’il souffle sa fumée dans ma direction. C’est un troisième œil petit mais très lumineux, scintillant de rouge et de vert. J’ai arrêté de fumer après 20 ans de tabagisme, ce soir je ressens le besoin de fumer à nouveau. Mais je fumerai quand je le souhaiterai dorénavant.

    Je vois Denis partir se diriger vers notre chambre, je décide de dormir dans la Maloca, de conserver l’énergie le plus possible et ancrer en moi l’énergie du moment.

    Le lendemain je me sens très léger. Je me sens vraiment libéré d’un poids. La matinée se déroule dans le calme, cette fois on me dit que Guillermo ne pourra pas revenir. Tant pis, je devrai patienter pour avoir la réponse à mes questions.

    Larissa, qui m’a fait connaître le groupe russe qui organise ces retraites, m’a proposé à plusieurs reprises de fumer une sécrétion du crapaud Bufo Alvarius. C’est de la DMT comme dans la décoction Ayahuasca mais animale. On la fume dans une pipe en verre. On fume en une fois, on aspire d’un trait puis on la conserve dans nos poumons le plus longtemps possible. J’ai refusé jusqu’à présent, seulement une des organisatrices est sur le point de l’expérimenter en me disant que c’est super de le faire le lendemain matin d’une nuit d’Ayahuasca. J’accepte non sans une certaine appréhension.

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    Je patiente, elle me fait assoir à côté de l’organisatrice qui semble être en extase. Puis vient mon tour, elle prépare la pipe qui ressemble à celle avec laquelle on fume du crack et l’approche de mes lèvres. Je n’ai pas peur. J’aspire et conserve la fumée le plus longtemps possible dans mes poumons. L’effet arrive d’un coup, comme un TGV qui arrêterait sa course d’un coup dans une gare. Je panique, je me débats, je ressens une peur physique dans mes bras et dans mes mains, Je me dis que je ne pourrais pas survivre à ça, la terreur en moi va croissante. Puis ça se calme, Bufo réduit mes peurs à néant et la sensation devient extatique, il m’ordonne de m’y abandonner et m’apaise, toute lutte est vaine. Je lâche prise dans l’extase. Mes mains vibrent comme deux aimants, je visualise comme des myriades de cercles qui s’échappent de mes mains en s’entrecroisant, comme si elles étaient une antenne radio. Puis je me déshabille et m’abandonne à l’effet délicieux.

    J’ai soudainement l’impression qu’un orifice s’ouvre en moi, comme une trappe, je ne comprends pas, je ressens une tristesse immense, palpable. Je commence à pleurer comme pris d’un désespoir sans cause. La colère de la veille cachait une immense tristesse qui était enfermée en moi. La tristesse de l’enfant que j’étais incapable de laisser sortir. Bufo me libère de cette tristesse et me permet de l’exprimer. Je pleure bruyamment pendant une demi-heure et puis cela cesse.

    Josep, le second chaman, qui ne se dit pas chaman parce qu’il est espagnol et qu’il n’est pas né en Amazonie, me demande ce que ça m’évoque. Je lui explique que c’est la tristesse qui se cachait derrière la colère pour laquelle j’étais venu. Il me répond que cela fait sens, que je devrais donner beaucoup d’amour à mon enfant intérieur le soir-même. Les trois prochaines sessions seront dirigées par Josep, il n’est pas Curandero comme Guillermo mais il connaît bien la plante. Ce soir-là, j’expérimente de laisser sortir l’enfant en moi afin de l’aimer et de le réparer toute une nuit durant. Les pleurs sont nombreux mais beaucoup plus doux qu’avec Bufo. C’est une tristesse douce et suave, elle sort naturellement, moins brutalement que le matin-même sous Bufo, c’est une tristesse longue, comme si un sachet de thé se diffusait dans l’eau.

    Je me sens encore mieux le lendemain, encore plus léger et harmonieux. Le soir de ce quatrième jour sera sans cérémonie afin que nous puissions nous reposer durant un concert de musiques chamaniques. Dani, le même musicien chamanique que durant la retraite précédente, nous accompagne tout le long des cérémonies, sa présence est fabuleuse. L’Ayahuasca donne énormément d’énergie, j’ai dû dormir 8 à 9 heures en trois nuits.

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    Josep me parle du jaguar qu’il a aperçu la veille. Il me donne des explications. Il m’explique que c’est mon pouvoir, mais que ce jaguar se manifeste trop librement. Je vais devoir méditer durant la quatrième cérémonie et tenter de ne pas le laisser sortir à sa guise. A chaque fois que je sentirai sa présence, je devrais tenter de le contrôler.

    Cette quatrième nuit d’Ayahuasca se déroule dehors, à la belle étoile. Quelle sensation incroyable de communier de la sorte dans la nature.

    Dès que le jaguar sort, je le sens, je médite et récite le mantra OM le plus longuement possible, peut-être une centaine de fois. Je dois canaliser cette force et l’intégrer. Je finis par m’endormir à la belle étoile. Josep m’a expliqué que ce serait le moyen de l’intégrer à ma personnalité afin de l’invoquer dans ma vie de tous les jours, d’y être connecté.

    Je comprends, enfin en partie tout du moins.

    Je vais même pouvoir l’expérimenter le lendemain matin durant un rituel du Kambo.

    La grenouille Kambo est une grenouille amazonienne extrêmement venimeuse, à tel point qu’elle n’a aucun prédateur. En appliquant quelques gouttes de son venin sur des plaies fraiches, on obtient un effet purificateur contre un sale moment à passer.

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    C’est un autre chaman espagnol qui est venu exprès pour réaliser le rituel. Je le vois bruler la peau d’une participante qui grimace de douleur à chacune des brûlures.

    Je suis à jeun depuis le matin, on me demande de boire 2 litres d’eau en 15 minutes et on m’explique que je vais les vomir pendant le rituel.

    Lorsque vient mon tour, je décide de me connecter au jaguar au moment où il me brule la peau. Je ne sens rien du tout, la brulure est tout juste une gêne. Voilà alors un exemple concret de ce pouvoir en moi.

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    Il applique le venin sur les plaies, puis souffle une fumée sur mon coccyx puis trois fois sur ma fontanelle, je sens le souffle me traverser jusqu’à la base de ma colonne vertébrale. Une sensation incroyable, est-ce que je peux sentir mon corps énergétique ? Je ne sais pas. A chacun de ses expirations puissantes, la sensation est incroyable.

    Je commence à me sentir très mal, je sens ma température corporelle qui monte, je n’ai pas froid mais je vais être dans un état second pendant 15 minutes. Je me demande quand ça va s’arrêter, j’ai la sensation que je pourrai mourir. Je n’ai pas spécialement envier de vomir, le chaman m’explique que je peux mettre mes doigts au fond de ma bouche, ce que je fais. Lors de ce rituel, le foie va cracher toutes sa bile et toutes ses toxines sous l’effet du poison, je vomis l’eau qui est chargée d’un liquide blanc et jaune. D’autres vomissent marron ou rouge également.

    Les effets bénéfiques de ce rituel semblent très nombreux, je ne les ai pas tous retenu. Je me souviens avoir eu une sensation que les couleurs étaient beaucoup plus vives par la suite. Lorsque j’ai dit au chaman que c’était un sale quart d’heure, il m’a répondu ceci : “ En chamanisme, tout bienfait ou tout pouvoir a un coût.” Ca résume assez bien ce que je vis depuis maintenant novembre dernier.

    La cinquième nuit se déroule encore à la belle étoile, je suis placé à côté de celle avec qui je me suis rapproché durant cette retraite, une femme sibérienne aux yeux verts et clairs comme la glace qui s’appelle Rimma. Elle m’apaise. Lorsqu’elle pose sa main sur moi, je sens que le fauve en moi est plus calme, les grognements se muent en ronronnements. Des nuées nocturnes légères viennent troubler notre quiétude et nous rappeler à la réalité de la vie dehors. Puis nous nous endormons tous sous les étoiles.

    Retour en France le lendemain pour digérer tout ça.

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    This is horrible at contextualizing and giving exposition to those that haven’t seen the previous movies (aka. me). 60 minutes in and I still don’t know who Jason Bourne is, or why he’s important, hence I couldn’t care less about what’s happening. Even the most obscure movie sequels always make it a point to not alienate new viewers.

    It’s been a non-stop, by-the-numbers action movie without much space for actual dialogue, scenes that establish a purpose or give you little more than chases, shootings, an intelligence agency being shady (shocker!) and people surreptitiously looking over their shoulders.

    I like to see some familiar faces: Alicia Vikander, Tommy Lee Jones and Riz Ahmed, but I can’t help thinking that they’re wasting their talent on this “all muscle no brains” kind of flick. 

    5/10 ⭐️

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